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Pay-to-play

Les investisseurs qui ne participent pas (au moins pour leur pro rata) au prochain tour de financement perdent leurs droits préférentiels: anti-dilution, liquidation preference, parfois même conversion en actions ordinaires.

Description

Le pay-to-play est un mécanisme défensif côté société. Il force les investisseurs à continuer à supporter la boîte tour après tour, sous peine de perdre leurs avantages contractuels. Sans pay-to-play, un investisseur peut bénéficier de toute la protection (anti-dil, liq pref) sans jamais re-investir, ce qui crée un free-rider.

Concrètement, à chaque nouveau tour de financement, chaque investisseur protégé doit souscrire au moins son pro rata pour maintenir ses droits. S'il ne le fait pas, ses actions de préférence se convertissent automatiquement en actions ordinaires (perte de l'anti-dilution, perte de la liquidation preference, perte des protective provisions).

Particulièrement pertinent en cas de down round, où les investisseurs hésitants doivent choisir: re-investir ou perdre leurs protections.

À quoi ça sert

Aligne les incitations des investisseurs avec le succès de la boîte sur le long terme. Évite que des investisseurs early se sentent à l'abri tout en regardant la boîte couler. Les pousse à supporter activement.

Exemple: trois VCs sur la cap table, l'un d'eux refuse de participer au down round. Sans pay-to-play, il garde toutes ses protections et bénéficie même de l'anti-dilution. Avec pay-to-play, ses actions Series A se convertissent en ordinaires. Il perd la liq pref et l'anti-dilution, ce qui le pousse soit à participer (et donc supporter), soit à accepter de perdre son statut spécial.

Avantages

  • Force les investisseurs à supporter la boîte au-delà du chèque initial
  • Élimine les free-riders dans la cap table
  • Mécanisme défensif particulièrement utile en cas de stress financier
  • Peut être proposé en concession aux investisseurs en échange d'autres clauses

Risques

  • Difficile à imposer à un nouveau investisseur en levée (il ne veut pas être obligé de re-suivre)
  • Définition de "participation" doit être précise: pro rata exact, ou minimum 50% du pro rata
  • Conversion automatique peut créer des effets fiscaux pour l'investisseur
  • Souvent négocié avec exclusions (par exemple, ne s'applique pas si la valorisation est inférieure à un certain seuil)

Variantes

StrictPar défaut

100% du pro rata requis, conversion totale en cas de défaut

Souple

50% du pro rata suffit, conversion partielle proportionnelle

Selective

ne s'applique qu'à certaines clauses (perte de l'anti-dilution mais conservation de la liq pref)

Conditionnel

ne s'applique que pour les down rounds, pas pour les up rounds

Questions à poser à ton avocat

  1. 1.Quelle est la définition exacte de la "participation" requise?
  2. 2.La conversion est-elle automatique ou nécessite-t-elle un événement déclencheur?
  3. 3.Quelles clauses spécifiquement sont perdues en cas de défaut?
  4. 4.Y a-t-il des exceptions (down round profond, situation exceptionnelle)?
  5. 5.Comment cette clause interagit avec un éventuel veto investisseur sur les nouveaux tours?

Clauses liées

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